L’Effet Scène

L’Effet scène en 2013


En 2013, l’Effet scènes réunit 68 maisons de « créations » qui témoignent d’un engagement sans faille auprès des artistes de toutes les disciplines du spectacle vivant jusqu’aux arts visuels, depuis les premiers gestes artistiques de certains jusqu’aux solides œuvres de ceux qui sont régulièrement soutenus par ce réseau unique, envié dans toute l’Europe.

Dirigés par des femmes (pas assez) et des hommes, militants passionnés dans l’Hexagone et jusqu’en outre-mer, ces lieux totalisent chaque saison plus de 3.5 millions d’entrées. Le critère d’audience cependant n’est pas le seul. En additionnant l’ensemble des actions de chacune des scènes, on mesure l’importance du travail effectué par ce réseau, qui s’affirme comme structurant pour la création en France. Près de 400 créations sont soutenues chaque saison, 12 verront le jour durant la semaine de l’Effet scènes.

Dynamisme et vitalité caractérisent ce regroupement, symbole exemplaire du maillage si particulier de l’action publique en matière de décentralisation culturelle.

Soutenues par le croisement des financements des collectivités locales et du ministère de la Culture, les Scènes nationales sont au cœur de la riche histoire culturelle de la France. Il semble que des temps difficiles s’annoncent quant à l’intervention publique.

Nous sommes convaincus que la culture doit être déclarée prioritaire et qu’à l’aune du mouvement inexorable de décentralisation, celle-ci ne peut être considérée comme un simple supplément d’âme ou une variable d’ajustement budgétaire.

Car si tel était le cas, la chaîne de production, l’écosystème artistique et le développement des publics qui constituent le socle de ce réseau seraient atteints et les conséquences en termes d’activité et d’emploi transformeraient ce qui est une réussite en défaite.

Et comme nous sommes optimistes, non seulement nous ne pouvons croire à un tel scénario mais nous ne le laisserions pas se réaliser ; l’Effet scènes sera aussi le moment idéal pour faire entendre notre point de vue.

L’association des Scènes nationales