La Duchesse de Malfi est une folle histoire de désirs, de tromperies et de meurtres où tout est « too much ». Une pièce frénétique qui pousse les passions à l’extrême des possibles, qui ne recule devant rien pour dénoncer la violence des hommes de pouvoir, qui s’engouffre dans les profondeurs psychologiques de personnages tortueux, tourmentés, terriblement humains.

Webster analyse avec une précision chirurgicale comment les doutes et les incertitudes gagnent tous les individus quand une crise sociale et morale frappe la société à laquelle ils appartiennent. Sans paravent, il dépeint la société qui l’entoure avec un moralisme tout entier protestant et sans aucun apitoiement. Il n’a pas peur du mauvais goût, des calembours sexuels, des provocations en tout genre pour tenir le public en haleine et pour l’entraîner dans un tourbillon de péripéties et de coups de théâtre de toute nature.

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