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SOIRÉE EXCEPTIONNELLE

LA SENTINELLE


WAJDI MOUAWAD & JANE BIRKIN

SAM 28 MAI 2011 › 20H30

Le Théâtre 71 Scène Nationale de Malakoff a bâti depuis 1999 une relation privilégiée avec l’auteur, metteur en scène et comédien Wajdi Mouawad.
Littoral (création et recréation), Rêves, Les trois sœurs, Incendies, Un obus dans le cœur, Forêts, Seuls et les mises en espace de ses textes Petites formes autour d’une table et Les communistes, ont été pour vous autant d’occasions de rencontrer son jeu, son écriture dramatique et/ou scénique.
Ce compagnonnage artistique se poursuit cette saison avec une soirée événement :

Samedi 28 mai à 20h30
La Sentinelle Lecture-spectacle
un texte inédit de Wajdi Mouawad écrit pour Jane Birkin

* Tarif unique 15 €, sur réservation au 01 55 48 91 00 avant le 10 mai, dans la limite des places disponibles.

LA SENTINELLE

Texte Wajdi Mouawad | Interprétation Jane Birkin | Mise en scène Wajdi Mouawad
Durée 1h30 environ (inédit)
Production Au Carré de l’Hypoténuse – France, Abé Carré Cé Carré – Québec
Création pour France Culture le 14 juillet 2009 dans le cadre du festival d’Avignon

Mutuellement touchés par leurs parcours respectifs d’artistes et leurs luttes à coeur ouvert, quand Jane Birkin et Wajdi Mouawad se rencontrent, l’estime est immédiate, liée par une même humanité, urgente et entière. Le dramaturge lui écrit alors tout spécialement un texte, destiné autant à la comédienne qu’à la femme engagée, à celle qui porte un sentiment de compassion fort pour le monde et pour l’homme : La Sentinelle.

« (…) Restent les voix fragiles pour dire autrement, chanter, à défaut de dire. Une voix vivante cherchant à consoler les morts. La voix de soie de Jane Birkin, au jour où nous sommes, est de celles-là. Quand il ne reste plus de possibilités de ramener à la vie les êtres injustement disparus, subsiste encore une possible dignité, celle de la cantate, du chant, de l’oratorio, du phrasé simple, faite de mots pour dire les maux, les maux des mots, les mots des maux, enlacés, entrelacés, tissés, pliés et repliés, dépliés, impliqués, dans un geste nécessairement compliqué pour n’être compris et entendu que par ceux qui partagent la même sensibilité aux craquements inaudibles des hommes et des femmes mourant pour rien dans l’insupportable solitude des charniers. »
Wajdi Mouawad, été 2009