Spectacles

théâtre

Les âmes mortes


Nicolas Gogol | Anton Kouznetsov

19 › 23 fév

Écrire pour changer le monde est l’œuvre d’une vie. Celle de Gogol n’aura pas suffi pour achever Les âmes mortes. Son poème fleuve, romanesque et diablement théâtral, autopsie sans pitié mais avec drôlerie la trivialité de la vie et la mesquinerie de l’Homme. Il lui attire les foudres de la censure lorsqu’il étale sans fard et avec truculence la bassesse humaine et la corruption généralisée de la Russie du XIXe siècle, base encore aujourd’hui de tout un système économique. Tchitchikov, arriviste obséquieux, doté d’une intelligence retorse, se livre à un commerce sordide mais bien juteux dans la province de N… Il déploie ses talents pour convaincre nobles de troisième main, fonctionnaires véreux et notables cupides de lui céder leurs serfs morts. Anton Kouznetsov, metteur en scène russe exilé en France en 2006 par nécessité, prend le risque jouissif d’extraire de ce portrait réaliste et visionnaire une odyssée qui nous entraîne sur les pas de l’escroc, dans les dessous de la mère patrie, au cœur du combat chimérique de Gogol. Un pari audacieux qui restitue le vitriol de ce fleuron de la littérature russe.


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DATES ET HORAIRES

19 › 23 FÉV

mar, ven 20h30

mer, jeu, sam 19h30


DURÉE

2h


DISTRIBUTION

texte d’après Nicolas Gogol

traduction André Markowicz

adaptation Anton Kouznetsov et Laurent Lejop

mise en scène Anton Kouznetsov

avec Hervé Briaux, Véra Ermakova et Laurent Manzoni

scénographie Giulio Lichtner

costume, maquillage et coiffure Rozenn Lamand

lumières Gérard Gillot

son Jean-Pascal Lamand

chant Tatiana Pykhonina

assistant à la mise en scène Éric Da Costa


PRODUCTION

coproduction MC93 Bobigny Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Théâtre de l’Union-Centre Dramatique National du Limousin, Théâtre de Chelles, Compagnie Théâtre Dom


ÉCLAIRAGES

CONVERSATION

Le vrai, le faux et les fantômes

› 19 janv

ATELIER

La pratique théâtrale - l’école russe

› 9/10 fév

RENCONTRE

L’art de la traduction, André Markowicz et Françoise Morvan

› 16 fév



REVUE DE PRESSE



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