Résidence chorégraphique

PACOCINA


› Paco Dècina est né à Naples, sur les terrasses de Chiaja qui s’inclinent vers le golfe, le Vésuve et Capri. Alors qu’il entreprend des études scientifiques, il découvre la danse avec la rencontre du chorégraphe américain Bob Curtis qui va l’initier aux techniques afro-cubaines. À Rome, il travaille la danse classique avec le chorégraphe Vittorio Biagi et la danse contemporaine par les techniques américaines. Très vite il est engagé dans d’autres compagnies puis il se rend à Paris et c’est le début d’une autre vie.

Paco Dècina et la compagnie
Paco Dècina s’installe à Paris en 1984 où il fonde sa compagnie de danse, la compagnie Post-Retroguardia en 1986. En 1987, il reçoit le prix chorégraphique de la Ménagerie de Verre avec Tempi Morti, et l’année suivante, le grand public le découvre avec Circumvesuviana. Suivent une trentaine de créations parmi lesquelles Scilla e Cariddi en 1990, Ciro Esposito fu Vincenzo en 1993, méditation poétique sur la mort, Fessure en 1994, Mare Rubato en 1996 et Infini, solo en hommage à Christian Ferry-Tschaeglé en 1997.
En 1998, Paco Dècina travaille un nouveau solo, Lettre au Silence, qui s’offre comme une traversée visible du temps, une sorte d’écriture de l’apesanteur.

Neti-Neti (Ni ceci, Ni cela), duo créé en 2000 pour deux danseurs, est conçu comme une ouverture aux paysages silencieux de l’être. La recherche sur l’épure du mouvement prévaut dans ces deux pièces qui seront présentées à Paris au Théâtre de la Ville et à l’occasion de nombreuses représentations en province et à l’étranger, notamment en Inde, et en Afrique centrale avec le soutien de l’AFAA.
Plus récemment, Paco Dècina a créé un quatuor, Summa Iru (2001) et un solo Non era giorno, non era notte (2002). Soffio, pièce pour six interprètes, est créée au Théâtre Paul Eluard de Bezons en janvier 2003 dans le cadre de la dernière année de résidence de la Compagnie en Val-d’Oise. En octobre 2004, il crée Intervalle, deux duos pour les danseurs de sa compagnie et il finalise Cherchant l’Inspiration poétique, pièce pour le Junior Ballet du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.
Dès lors, ces trois pièces tournent en Europe et en Amérique centrale toujours avec le soutien de L’AFAA.
En septembre 2005, Paco Dècina crée à Prague une pièce pour cinq danseurs tchèques et slovaques, intitulée Salto nel vuoto.
Depuis novembre 2005, et pour trois ans, la compagnie est en résidence au Théâtre de la Cité Internationale grâce au soutien du Conseil régional d’Ile-de-France. Il entretient avec l’équipe du théâtre un rapport très privilégié.
Il y crée un duo qu’il danse lui-même avec Valeria Apicella, Chevaliers sans armure ; il poursuit son œuvre avec Indigo, pièce pour six danseurs sur le thème de la lumière.
En février 2009, Fresque, femmes regardant à gauche, pièce chorégraphique avec sept danseurs a vu le jour pour dix-sept représentations avec la complicité de nouveaux collaborateurs, permettant ainsi de faire évoluer son œuvre.
Ces trois dernières créations ont toutes été présentées au Théâtre de la Cité Internationale, ainsi que chez des partenaires comme le Rive Gauche à Saint-Etienne-du-Rouvray, la Maison de la Culture de Bourges et le Théâtre de Chartres.
En 2010, il initie une résidence au Théâtre de Chartres où il expérimente de nouveaux espaces hors plateau tout en intégrant des systèmes numériques. Il proposera Sotto Sopra, une forme composée de quatre mini pièces présentées dans divers espaces du Théâtre de Chartres depuis les dessous, jusqu’au poulailler.
Non finito, titre de la toute dernière œuvre de Paco Dècina, inspirée par cette caractéristique artistique, qu’il crée pour la Biennale du Val-de-Marne et le Théâtre de Chartres, où la compagnie est en résidence jusqu’en fin 2011.
_ En septembre 2011, le Théâtre 71 de Malakoff et Paco Dècina s’accordent autour d’un projet de création et d’actions culturelles pour toute la saison.