_ ÉCRIRE AUJOURD’HUI
Samedi 6 octobre 15h
À la Médiathèque Pablo Neruda
Reconnu aujourd’hui comme voix majeure de la littérature française contemporaine, Pierre Michon est l’auteur d’une oeuvre qui, des Vies minuscules (1984) au roman Les Onze (2009) en passant par Le Roi du bois (1996), s’est lentement imposée comme l’une des expressions les plus riches des interrogations au coeur du récit de notre modernité. Pour entendre sa plume singulière, le grand acteur qu’est Jacques Bonnaffé lira des extraits puisés dans l’oeuvre du poète et échangera avec la metteur en scène, Sandrine Anglade, sur leur envie commune, les contraintes et enjeux de porter à la scène cette langue fleurie, abondante avec ses épices flambantes et sa maîtrise de l’équilibre.
Jacques Bonnaffé, acteur chez Novarina, Vincent, Podalydès, devant les caméras de Godard, Deville, Doillon, et diseur de belles aventures, de Rimbaud à Jules Mousseron, est un grand admirateur et défenseur de l’œuvre de Pierre Michon. Avec sa Compagnie faisan, il a reçu un Molière en 2009 pour l’Oral et Hardi. Il a par ailleurs été nommé deux fois : Molière Seul en Scène 2008 et Molière du Meilleur Comédien 2009.
Sandrine Anglade, assistante d’Andrei Serban et de Jean-Pierre Miquel (1995-2001), mène depuis 1999 sa carrière entre le théâtre et l’opéra, fédérant des collaborateurs fidèles, cherchant à jouer de la transgression des genres, mêlant en des objets scéniques singuliers, le théâtre, la musique et le mouvement. En 2010, elle reçoit pour L’Amour des Trois Oranges de Prokofiev, à l’Opéra de Dijon, le prix Claude Rostand (meilleur spectacle lyrique en région) du Syndicat de la Critique. Depuis 2011, elle est artiste associée à la Scène Nationale-Théâtre Musical de Besançon et soutenue par le Centre de Création et de Production de la Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre.
L’ART DE LA TRADUCTION
Samedi 16 février 15h
À la Médiathèque Pablo Neruda
À l’occasion du spectacle d’Anton Kouznetsov, Les âmes mortes, nous ne pouvions nous priver d’une rencontre avec André Markowicz. De langue maternelle russe, il est connu pour avoir traduit en français tout le théâtre de Tchekhov (en collaboration avec Françoise Morvan), tout Dostoïevski, tout Gogol, et entreprend tout Shakespeare. Pas de thèse particulière, mais des considérations sur la traduction, sur sa pratique, sur ce qu’elle implique, met en jeu et, surtout, sur son impérieux sens du détail. Avec Françoise Morvan, il apporte un témoignage absolument passionnant.
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en partenariat avec la Médiathèque Pablo Neruda
24 rue Béranger – 92240 Malakoff
entrée libre sur réservation 01 55 48 91 00
BIOGRAPHIE DES ARTISTES
Il naît le 28 mars 1945 à Châtelus-le-Marcheix dans la maison de ses grands-parents. Il est élevé par sa mère institutrice après que son père eut quitté le foyer. Il passe son enfance à Mourioux puis au Lycée de Guéret, où il est pensionnaire. Il étudie ensuite les lettres à Clermont-Ferrand et consacre à Antonin Artaud un mémoire de maîtrise. Il voyage par la suite dans toute la France, ayant rejoint une petite troupe de théâtre. Pierre Michon n’exerce pas de profession stable. à trente-sept ans, il entre dans la vie littéraire avec la publication des Vies minuscules qui obtient le prix France culture 1984. À ce livre succèdent Rimbaud le fils, ensemble de textes courts sur la destinée d’Arthur Rimbaud puis, dans une veine romanesque, La Grande Beune et Abbés.
En 2009, Pierre Michon publie Les onze, dans lequel il évoque l’histoire du peintre Corentin et celle de la Révolution française à partir de la description d’un grand tableau représentant les onze membres du comité de salut public (Robespierre, Saint-Just, Barrère, etc.) pendant la terreur, qui serait exposé au Louvre (en réalité le peintre et le tableau sont fictifs). Pour ce roman, il reçoit le 29 octobre 2009 le Grand prix du roman de l’académie française.
Prix littéraires
› Petrarca preis pour l’ensemble de l’œuvre, 2010 ;
› Grand prix du roman de l’académie française, 2009 (Les onze) ;
› Grand prix SGDL de littérature pour l’ensemble de l’œuvre, 2004 ;
› Prix décembre, 2002 (Abbés et Corps du Roi) ;
› Prix Louis Guilloux, 1997 (La Grande Beune) ;
› Prix de la Ville de paris pour l’ensemble de l’œuvre, 1996 ;
› Prix France culture, 1984 (Vies minuscules).
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