Éclairages

Rencontres



ROMÉO ET JULIETTE, UNE ADAPTATI

ROMÉO ET JULIETTE, UNE ADAPTATION THÉÂTRALE QUI ALLIE MODERNITÉ ET TRADITION
Samedi 12 octobre 17h
Au foyer-bar du théâtre
S’attaquer au mythe de Roméo et Juliette est une vraie preuve d’audace, tant cette pièce semble avoir livré tous ses secrets et vécu nombre d’adaptations théâtrales et cinématographiques au cours des siècles. Omar Porras s’est livré à l’exercice dans une version inédite et surprenante dont on ressort plein d’enthousiasme. Jean-Pierre Han, journaliste et rédacteur en chef des Lettres Françaises – directeur de la revue Frictions, l’entretient sur l’aventure de cette entreprise créée à Shizuoka pour une distribution franco-japonaise.
Une rencontre, ponctuée d’extraits de différents Roméo et Juliette lus par François Leclère et la comédienne Juliette Croizat, pour questionner l’art d’adapter l’œuvre dramatique la plus connue au monde.

OMAR PORRAS, metteur en scène et acteur suisso-colombien, Omar Porras fonde à Genève en 1990 le Teatro Malandro, centre de création, de formation et de recherche. Il y développe une démarche créative très personnelle axée sur le corps du comédien, sa projection dans l’espace et l’utilisation de masques, en s’inspirant à la fois de la tradition occidentale comme la biomécanique et orientale (théâtres balinais, indien et japonais). Ses spectacles regorgent d’une énergie qui galvanise et euphorise, explorent les grands mythes comme les Bacchantes, Don Quichotte, Faust ou encore Don Juan en les abordant par sa multi-culturalité.

DIALOGUE SUR LE THÉÂTRE CONTEMPORAIN ET SES ÉCRITURES
samedi 16 novembre 15h À la Médiathèque Pablo Neruda 24 rue Béranger – 92240 Malakoff
entrée libre sur réservation 01 55 48 91 00 Auteur prolifique, avec plus d’une trentaine de pièces à son actif, Fabrice Melquiot aime à croiser les langages et les disciplines pour mieux confronter la parole de l’acteur à ce qui peut lui résister. Prix du Théâtre 2008 décerné par l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre, l’univers de son
Frankenstein se penche sur la relation théâtre / récit universel / marionnette. Avec Lise Martin, l’une des auteurs pour la compagnie Flash Marionnettes de courtes pièces inspirées de mythes gréco-romains (4M4A), ils débattent sous la conduite de François Leclère de leurs écritures à l’épreuve du plateau et de la manipulation mais aussi de l’écriture dramatique contemporaine notamment pour la jeunesse.

FABRICE MELQUIOT est écrivain pour le théâtre. Il a publié une quarantaine de pièces chez L’Arche Editeur. Il reçoit le Grand Prix Paul Gilson de la Communauté des radios publiques de langue française et, à Bratislava, le Prix européen de la meilleure œuvre radiophonique pour adolescents. En 2003, Fabrice Melquiot s’est vu décerner le prix SACD de la meilleure pièce radiophonique, le prix Jean-Jacques Gauthier du Figaro et deux prix du Syndicat National de la Critique : révélation théâtrale de l’année, et pour Le diable en partage : meilleure création d’une pièce en langue française. Associé pendant six ans au Centre Dramatique National de Reims, Fabrice Melquiot voit ses pièces montées au Théâtre de la Bastille et des Abbesses, à Paris.
Si l’essentiel de son écriture est tourné vers le théâtre, une autre passion l’anime : la poésie. Deux recueils ont été publiés à L’Arche : Veux-tu ? et Graceful et Qui surligne le vide avec un cœur fluo ? est paru en 2012 au Castor Astral.
En 2008, il a reçu le Prix du Jeune Théâtre de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre. Fabrice Melquiot a été nommé à la tête du théâtre Am Stram Gram de Genève qu’il dirige à compter de la saison 2012-2013.

LISE MARTIN est auteur. Elle écrit essentiellement du théâtre, mais aussi des nouvelles, des scénarii et des petits mots d’amour. Elle passe allégrement d’un genre à l’autre. Elle n’aime pas les frontières. Elle nourrit son imaginaire de ses voyages immobiles et de son observation du monde. Elle met le théâtre en pièces. Là où d’autres s’évertuent à recomposer, elle décompose. (Azaline se tait). Et lorsque l’édifice du théâtre est à bas, c’est le vice de la construction de la vie qui nous est révélé. (Zones Rouges). Ses textes sont rapides, incisifs, ils parlent de la vie sans oublier d’en rire. (Pablo Zani). Elle privilégie le réel à la réalité et ancre son œuvre dans un quotidien revisité par l’absurde. (Terres !). En écrivant du théâtre elle s’engage à dire ce que d’autres taisent ou tentent de dissimuler. (Chronique d’un K.O debout). Elle écrit pour les metteurs en scène, dont les Flash Marionnettes les acteurs et s’ils ont le sentiment de dire leurs propres mots, c’est parce que le texte est écrit pour eux.

DANSE SPONTANÉE ET DANSE (...)

DANSE SPONTANÉE ET DANSE SCÉNIQUE : CLÉS POUR UN HIP-HOP COMPOSÉ
lundi 16 décembre 20h
Au cinéma Marcel Pagnol - entrée libre sur réservation au 01 55 48 91 00
La danse break, comme beaucoup de danses, se danse en rond. La scène, en revanche, est un espace carré, où le public définit une « face ». La démarche du danseur ne peut être la même dans un espace « libre » et dans cet espace imposé. Danse spontanée, pour soi, ou danse développant un propos au sein de conventions : comment passe-t-on de l’une à l’autre ? Anne Nguyen propose d’analyser et de décomposer les mouvements hip-hop à partir d’extraits vidéo et d’expliquer sa démarche chorégraphique pour Promenade Obligatoire et Bal.exe.

ANNE NGUYEN
Anne Nguyen fonde la Compagnie par Terre en 2005. Danseuse spécialisée en break et familière du monde des battles, elle s’attache à exploiter l’excellence technique propre à chacune des spécialités de la danse hip-hop. Influencée par un cursus scientifique, elle déstructure les gestuelles hip-hop en leur imposant des contraintes géométriques qui leur ouvrent de nouveaux espaces d’écriture : développement de la force centrifuge du break en motifs linéaires, déplacement de profil des formes frontales du popping. Ses créations s’articulent autour de la contrainte et du jeu. Elle s’intéresse particulièrement à la désynchronisation des ensembles, aux principes d’action-réaction et au contact organique, peu exploité en danse hip-hop. Pour amener les danseurs à partager des espaces vitaux réduits, elle élabore des exercices aux règles inspirées par sa pratique des arts martiaux. Sa mise en espace de la danse sur scène évoque l’abstraction, tout en accordant une importance déterminante à la présence et au positionnement de l’observateur.
La première création d’Anne Nguyen, son solo Racine Carrée (2007), relie la géométrie des mouvements de break à l’environnement urbain contemporain.
La chorégraphe y associe des compositions mathématiques dansées à ses propres poèmes. Ce solo a reçu le second prix du concours de chorégraphie contemporaine Masdanza en 2009. Anne Nguyen a également chorégraphié Keep it Funky ! (2007), spectacle de groupe de locking (danse funk), et L’Esprit Souterrain (2008), spectacle pour cinq danseurs et une comédienne, au sein duquel elle met en scène différentes techniques et symboliques sur le thème du contact. Son duo Yonder Woman (2010), expérience pour deux femmes super-héros, interroge la notion de performance à travers un jeu basé sur la progression linéaire et le rapport à l’autre.
Sa récente création PROMENADE OBLIGATOIRE (2012) est une marche d’une heure pour huit poppeurs effectuant une traversée ininterrompue dans le sens de la flèche du temps, où elle examine différents états possibles d’ « être ensemble ». Anne Nguyen vient de créer en mars 2013 le quatuor féminin Autarcie (....), un jeu entre danse frontale et digressions libres. Lauréate du Prix Nouveau Talent Chorégraphie SACD 2013, elle travaille à trois nouvelles créations pour 2014 : bal.exe mettra en scène son équipe de huit poppeurs et six musiciens de l’Orchestre Régional de Basse-Normandie dans un bal mécanique sur musique de chambre (Brahms, Bach, Connesson et Dittersdorf), qui sera créé en mars 2014. Elle collabore en tant que conseillère chorégraphique avec le chorégraphe australien Nick Power à Sydney pour sa création 2014 Cypher. Elle créera prochainement la forme courte i au sein du triptyque pour six danseurs et trois chorégraphes La preuve par l’autre produit par la compagnie Malka, qui verra le jour en février 2014. Anne Nguyen projette de monter pour 2016 une nouvelle pièce pour huit breakers, Kata.
Pendant sa résidence chorégraphique au Théâtre 71, elle reprend PROMENADE OBLIGATOIRE en novembre 2013 et présente sa création bal.exe en avril 2014.
www.compagnieparterre.fr.
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LA GRANDE MACHINERIE DU (...)

LA GRANDE MACHINERIE DU POUVOIR
samedi 25 janvier 15h
À la Médiathèque Pablo Neruda - 24 rue Béranger – 92240 Malakoff
entrée libre sur réservation 01 55 48 91 00
Shakespeare et Machiavel, deux grandes figures du XVIe siècle, rompues à l’écriture de l’exercice du pouvoir, affrontent leurs méthodologies visionnaires dans des textes emblématiques. Anne-Laure Liégeois et Laurent Gutmann, respectivement metteurs en scène de Macbeth et Le Prince, croisent leurs représentations du pouvoir sur scène et débattent sur la pratique politique moderne.
Une rencontre menée par le journaliste Jean-Pierre Han et ponctuée de lectures choisies par François Leclère et lues par Olivier le Borgne.

ANNE-LAURE LIÉGEOIS
C’est en 1992 qu’Anne-Laure Liégeois réalise sa première mise en scène Le Festin de Thyeste de Sénèque. En 1994, elle crée sa compagnie Le Théâtre du Festin et met en scène des textes de Christian Rullier, Georges Perec, Eugène Labiche, répertoire du Grand-Guignol, Euripide, Patrick Kermann, Bernard Dort. En 2001, elle crée Embouteillage. En janvier 2003, Anne-Laure Liégeois est nommée à la direction du Festin, Centre Dramatique National de Montluçon/Région Auvergne. Elle y présente Marguerite, reine des prés de Karin Serres Tragédie Maritime de Patrick Kermann, Rang L-fauteuil 14 à partir de textes de Bernard Dort, Les Effroyables (répertoire du Grand Guignol, à Hérisson), Dom Juan ou le Festin de Pierre de Molière, La Dispute de Marivaux et met en scène deux opéras bouffes, à La Comédie de Clermont-Ferrand Le Téléphone ou l’Amour à trois et Le Secret de Suzanne.
Lors de son troisième mandat au CDN, elle crée Et l’enfant sur le loup de Pierre Notte, spectacle né de ces Rencontres. Elle met en scène Débrayage, quatre extraits et un inédit de Rémi De Vos et avec Musiques Nouvelles et le Manège-Mons La Toute Petite Tétralogie, livret de Michel Jamsin et commande à quatre compositeurs. Avec le Manège en Belgique elle construit d’années en années une collaboration qui va de la représentation à la production de spectacles en passant par la participation à des événements. Début 2010, elle crée à la Comédie-Française Le bruit des os qui craquent de Suzanne Lebeau et Burn Baby Burn de Carine Lacroix. En novembre 2010, elle met en scène La Duchesse de Malfi de John Webster.
En janvier 2012, elle retrouve sa compagnie et crée à Vidy-Lausanne Les Contes de Shakespeare (Macbeth, Othello, Hamlet) de Charles et Marie Lamb. À la demande de Muriel Mayette, elle met en scène à La Comédie-Française Une puce, épargnez-la de Naomi Wallace en avril 2012, La Place royale de Corneille en novembre de cette même année.
Le 29 mars 2013, elle créée La Maison d’Os de Roland Dubillard au Théâtre du Rond-Point. Puis en décembre 2013, Macbeth de Shakespeare qui sera représenté notamment au Havre, à Mons, Amiens, Nantes, Alès, Malakoff...

LAURENT GUTMANN
Il reçoit une formation de comédien à l’École de Chaillot dirigée par Antoine Vitez.
Parallèlement et après une Maîtrise de Sciences Politiques, il obtient un DEA de philosophie à Paris X Nanterre.
Avant de réaliser ses propres mises en scène, il travaille comme assistant de Jean-Pierre Vincent et comme comédien avec Claude Régy à l’Opéra Bastille. En 1994, il crée sa compagnie (Théâtre Suranné) avec laquelle il réalise ses propres mises en scène : Le Nouveau Menoza de Jacob Lenz (1994-95) ; Le Balcon et Ce qui est resté d’un Rembrandt déchiré en petits carrés et foutu aux chiottes de Jean Genet (1996) ; Les Décors sont de Roger H, création collective (1996) ; Le Coup de filet de Bertolt Brecht (1997) ; La Vie est un songe de Calderon de la Barca (1997-1998) ; Œdipe roi de Sophocle (1999) ; En Fuite – textes de Georges Perec, Nathalie Sarraute et Jean Genet– (1999) ; En route, création collective (1999-2000) ; Le Retour au désert, de Bernard-Marie Koltès (au Pérou et en espagnol, 2000) ; Légendes de la forêt viennoise d’Ödön von Horvath (2001) ; Terre Natale de Daniel Keene (2002). À partir de 1999, la compagnie s’installe en Région Centre, associée à la Halle aux grains – Scène Nationale de Blois. En 2002, il est lauréat du concours « Villa Médicis hors les murs » pour un projet de collaboration à Tokyo avec l’auteur et metteur en scène japonais Oriza Hirata ; dans la continuité de ce projet, il met en scène India Song de Marguerite Duras, avec des comédiens japonais, au Théâtre Agora de Tokyo ; puis, en France, Nouvelles du Plateau S de Oriza Hirata. En janvier 2004, il prend la direction du Théâtre Populaire de Lorraine qui devient Centre dramatique national de Thionville-Lorraine. Il met alors en scène Splendid’s de Jean Genet (2004) ; Les Estivants d’après Maxime Gorki, spectacle de sortie du groupe 35 de l’École du TNS (2005), La Nuit va tomber tu es bien assez belle (texte qu’il a écrit, 2005) ; Lorenzaccio de Musset (En Allemagne et en allemand, 2006) ; Chants d’Adieu de Oriza Hirata ; Je suis tombé, d’après Au-dessous du Volcan de Malcolm Lowry ; Le Cerceau de Victor Slavkine (2009) ; La Rue spectacle qu’il conçoit pour un groupe de 52 comédiens amateurs de Thionville et de sa région ; Le Moineau à la langue coupée de Oriza Hirata (2009), spectacle Jeune Public, tournée en Lorraine et dans toute la France. Retrouvant en 2010 une activité de metteur en scène indépendant, il met en scène Pornographie de Simon Stephens (2010) ; Nouvelles Vagues de Ronan Cheneau, spectacle de sortie de la promotion 2012 de l’ESAD ; Le Petit Poucet ou du bienfait des balades en forêt dans l’éducation des enfants, (texte qu’il a écrit, 2012) Ce spectacle est reparti en tournée depuis septembre 2012 pour plus de soixante-dix représentations en France et à l’étranger.
Parallèlement à ses spectacles, il mène depuis longtemps une activité de pédagogue, intervenant régulièrement dans les écoles supérieures d’art dramatique (TNS, ESAD, ERAC) et animant de nombreux ateliers en France comme à l’étranger.

OLIVIER LE BORGNE
Après une formation aux ateliers Julie Villemont, il intègre le Lee Strasberg Institute de New York. Il travaille notamment avec Richard Brunel, Bob Wilson. Depuis 1998, création de Peine d’amour perdue, il participe très régulièrement aux créations d’Emmanuel Demarcy-Mota dont Six personnages en quête d’auteur ou Ionesco Suite. Prochainement il jouera dirigé par Thomas Ostermeier.

BORDS DE SCÈNE jeudi 20 (...)

BORDS DE SCÈNE

jeudi 20 mars
à l’issue de la représentation de 19h30
Nasser Djemaï et l’équipe d’Immortels vous invitent à rester en salle à l’issue de la représentation du 20 mars. Une rencontre informelle pour partager vos impressions sur le spectacle, poser toutes les questions qui vous ont trotté dans la tête pendant la représentation ou simplement écouter metteur en scène et comédiens parler de leur immersion dans le monde des adolescents, des défis à relever pour lui donner une théâtralité tant dans l’écriture que dans le jeu.

NASSER DJEMAÏ
Diplômé de l’École Nationale Supérieure de la Comédie de Saint-Etienne, et de la Birmingham School of Speech and Drama en Grande Bretagne il se perfectionne à la British Academy of Dramatic Combat.
Nasser Djemaï a acquis une expèrience théâtrale européenne. Il a été dirigé par Hettie McDonald et Frank McGuiness dans The Storm d’Alexandre Ostrovsky au Théâtre Almeida à Londres. Depuis son retour à Paris, il poursuit sa formation d’acteur auprès de metteurs en scène comme Joël Jouanneau, Philippe Adrien, Alain Françon. Il a travaillé avec plusieurs metteurs en scène dont Daniel Benoin, René Loyon et Robert Cantarella.
Il est lauréat du prix Sony Labou Tansi des lycéens théâtre francophone 2006-2007 pour Une étoile pour Noël (Actes Sud-Papiers, 2006).
Après Une étoile pour Noël ou l’ignominie de la bonté, Les vipères se parfument au jasmin est son second spectacle en tant qu’auteur-interprète.

DEA LOHER, UNE FIGURE ACTUELLE

DEA LOHER, UNE FIGURE ACTUELLE DU THÉÂTRE ALLEMAND
lundi 10 mars à 19h
À la bibliothèque du Gœthe Institut, 17 av., d’Iéna - Paris 16e - Métro Iéna ou Boissière | Entrée libre sur réservation
Influencée par le célèbre dramaturge Heiner Müller, auteur associé au Deutsches Theater de Berlin, Dea Loher offre au spectateur un univers où la poésie du mythe et la violence du quotidien coïncident. Le Gœthe Institut lui décerne en 1992 le « Prix de la meilleure pièce contemporaine d’un jeune auteur » pour Tatouage qui reçoit également le « Playwrights Award » du Royal Court Theatre. Depuis, les distinctions s’enchaînent dont celle de meilleur jeune dramaturge de l’année 1994 et 1995 par la revue Theater heute. La plupart de ses pièces sont traduites en français dont Anna et Martha aux éditions de l’Arche. Le directeur du Gœthe Institut, Joachim Umlauf, la reçoit pour une rencontre avec son traducteur Laurent Muhleisen et le metteur en scène Robert Cantarella.
en partenariat avec
ROBERT CANTARELLA
Il fonde en 1983, le Théâtre du Quai de la Gare, puis crée, en 1985, la Compagnie des Ours avec la volonté de faire découvrir ou redécouvrir les auteurs du XXe siècle. Robert Cantarella monte successivement Les Petits Aquariums (1989), Les Guerriers (1991), Drames Brefs 1 (1996), Anne-Laure et les fantômes (1999), puis Pièces (2001). Ensemble, ils cosignent la mise en scène du Sang chaud de la terre de Christophe Huysman. Robert Cantarella est nommé directeur du Centre Dramatique National de Dijon en juillet 2000. Il y crée le festival Frictions en mai, ayant pour vocation de montrer les formes nouvelles de l’écriture scénique. De décembre 2005 à mars 2010, il a été co-directeur du CENTQUATRE à Paris, lieu de résidence d’artistes qu’ils ont sorti de terre pendant 4 ans. Il revient au Festival d’Avignon en 2012 avec une création de Christophe Honoré, Un jeune se tue et avec les performances autour des cours de Gilles Deleuze intitulées Faire le Gilles. Il reprend aussi 27 ans après la mise en scène d’Inventaires de Minyana avec les mêmes actrices qu’à la création.

DEA LOHER
Auteur de théâtre d’origine allemande, Dea Loher est née en 1964 à Traunstein, en Haute-Bavière. Après des études de philosophie et de littérature allemande, elle part au Brésil pour un an, pays où elle débutera l’écriture de sa première pièce, L’Espace d’Olga. Ce premier texte s’interroge sur les rapports de domination entre le bourreau et sa victime.
En 1988, elle s’installe à Berlin où elle décroche un poste pour la radio. Elle s’inscrit aux cours d’écriture dramatique d’Heiner Müller à la « Hochschule der Künste » (Université des Arts de Berlin). En 1990, elle achève L’Espace d’Olga qui sera aussitôt publié au Verlag der Autoren (maison d’édition d’auteurs indépendants). En 1992, Tatouage, sa deuxième pièce, remporte le prix de la meilleure pièce contemporaine d’un jeune auteur du Goethe Institut ainsi que le Playwrights Award du Royal Court Theater. Suivront un grand nombre de productions en Allemagne, en Autriche et en Suisse. En 1993, elle est auteure en résidence au Schauspielhaus de Hanovre (Théâtre National) et commence un fructueux compagnonnage artistique avec le metteur en scène Andreas Kriegenburg ; y seront successivement créées ses pièces Léviathan, Un Autre toit et Adam Geist (prix de la meilleure pièce du Festival contemporain de Mülheim).
En 1998, Manhattan Medea est mise en scène au Festival Steierischer Herbst de Graz en Autriche. Barbe-Bleue, espoir des femmes est le fruit d’un atelier d’écriture et de mise en scène au Residenz Theater de Munich, mené avec Andreas Kriegenburg. En 1999, elle écrit Les Relations de Claire pour le Burgtheater de Vienne. En résidence au Thalia Theater de Hambourg à partir de 1999, elle y écrit pour le metteur en scène Dimiter Gotschev : Der dritte Sektor (d’abord traduit en français par Secteur Tertiaire puis par Anna et Martha) puis pour Andreas Kriegenburg : Entrepôt du bonheur et Innocence.
Au terme d’une résidence de plusieurs mois au Brésil (Goethe Institut/ Festival International de Sao Paolo), elle écrit Les Gens de la praça Roosevelt, créée à Hambourg en juin 2004 et qui part en tournée au Brésil. Pour le Thalia Theater de Hambourg, elle écrit également Quichotte dans la ville, créée en 2006, puis Le Dernier Feu, qui lui vaut d’être de nouveau lauréate du Prix de Mülheim en 2008. Elle a achevé récemment l’écriture d’une nouvelle pièce, Diebe (Voleurs), qui a été mise en scène en janvier 2010 au Deutsches Theater de Berlin, dont elle est devenue auteure associée.
En France, ses textes, traduits par Laurent Muhleisen (avec Olivier Balagna pour Manhattan Medea) sont publiés à L’Arche Éditeur.
Dea Loher est aujourd’hui une figure incontournable du Nouveau Théâtre Allemand.