cinéma

› To be or not to be d’Ernst Lubitsch


16 oct, 20h30 cinéma Marcel Pagnol

avec Jack Benny, Carole Lombard, Robert Stack, Felix Bressart…
États-Unis, 1942 | 1h30 (VO)

Réalisé en 1942, ce film est une œuvre engagée avec ses images de Varsovie bombardée et un vibrant monologue tiré du Marchand de Venise qu’un comédien récite au péril de sa vie. Mais, pour Lubitsch, c’est le ridicule qui tue le mieux la barbarie.
La projection sera suivie d’une rencontre avec Jacques Vincey, metteur en scène du Marchand de Venise.

À Varsovie, en août 1939, Joseph Tura et ses camarades répètent une pièce intitulée « Gestapo », directement inspirée par les événements les plus récents. Rapidement, les autorités polonaises font interdire les représentations, craignant un incident diplomatique. Les comédiens décident alors de reprendre Hamlet de Shakespeare. Tandis que Joseph Tura commence le célèbre monologue « Être ou ne pas être », sa femme, la blonde Maria, reçoit dans sa loge le lieutenant Sobinsky, qui est amoureux d’elle. L’idylle des deux tourtereaux est perturbée par une déclaration de guerre en règle. Sobinsky s’enfuit à Londres. Son retour en Pologne précipite la troupe des comédiens dans une périlleuse intrigue d’espionnage...

LA PRESSE EN PARLE

« Avant d’être une charge antinazie, ce chef-d’œuvre d’intelligence est une variation hilarante sur Être ou ne pas être… Telle est la question dès le début, où Hitler se balade, seul, dans les rues de Varsovie en 1939, au milieu des passants ébahis. Hitler ? Non, un acteur de second plan qui « teste » la crédibilité de son personnage !
Dans ce Lubitsch, où une troupe de comédiens va aider un résistant à « déjouer » un plan des nazis, tout repose, plus que jamais, sur les apparences trompeuses. Le siège de la Gestapo lui-même est le lieu de toutes les mises en scène : d’abord décor où des acteurs interprètent des SS de manière caricaturale, puis scène de théâtre où ils démasquent un traître, et enfin véritable QG nazi, où un acteur mystifie les officiers en cabotinant - car il faut jouer faux pour paraître vrai à ces crétins. En privé, c’est pareil, il faut feindre : la comédienne Maria Tura (merveilleuse Carole Lombart, décédée juste avant la sortie du film) compatit aux angoisses de Joseph, son époux cabotin (« Votre mari a fait à Shakespeare ce que nous avons fait à la Pologne »), et drague en même temps un aviateur avec des sous-entendus sexuels purement lubitschiens ! »
Télérama


DURÉE

1h30 (VO)


TARIFS
5€ non-adhérents | 4€ adhérents


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