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DESMOND ET LA CREATURE DU MARAIS - dès 4 ans
le samedi 8 mars à 15h



Desmond le cochon et ses amis en ont assez : l’abominable créature du marais leur rend la vie impossible ; enfin... si elle existe vraiment, car personne ne l’a jamais vue ! Mais qui d’autre aurait pu chiper les pommes de Desmond, la collection de rouge à ongles d’Héléna l’élan, la guitare électrique de Willie le putois et les gants de boxe de Sébastien Lapin ? Non, vraiment, trop c’est trop ! Ensemble, ils décident de construire un piège : un piège à créature du marais...


LES FOLLES INVENTIONS DE M.BRICOLO - dès 7 ans
le samedi 5 avril à 15h



Bricolo, génial inventeur loufoque, nous entraîne dans des aventures rocambolesques ! Ses nouvelles trouvailles ? Un révolutionnaire procédé de greffe pour se débarrasser des souris, la peau de banane antidérapante, des chaussures automatiques pour danser le Charleston...

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› sur la toile

RETOUR SUR LITTLE JOE

de Jessica Hausner | avec Emily Beecham, Ben Whishaw, Kerry Fox | film programmé la semaine du 18 décembre 2019 | prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes 2019 pour Emily Beecham, film soutenu par le réseau Europa Cinéma | disponible sur la plateforme Univerciné

Alice, phytogénéticienne, est la créatrice d’une plante dont l’inhalation du pollen permet d’accéder au bonheur. Après en avoir offert un exemplaire à son fils, Alice constate chez lui un changement de comportement et s’en inquiète.
Avouant ne pas avoir respecté scrupuleusement les protocoles de recherche, elle demande à ses dirigeants le report de la commercialisation de cette plante du bonheur afin d’effectuer d’autres tests. Effet viral ou cynisme financier, ses collègues sous le charme de ce végétal refusent.

Au-delà des situations, Jessica Hausner joue de la singularité des personnages difficilement cernables psychologiquement, à l’image du fils qui pourrait être contaminé ou simplement entrer en crise d’adolescence... Les cadres très composés, les mouvements de caméra finement chorégraphiés dans lesquels les acteurs se déplacent et le montage accentuent avec une précision quasi clinique l’ambiguïté de la perception. Cet espace de doute permet à chacun de développer plusieurs propositions sans permettre de toucher à une vérité unique.

Les troubles de comportement émotionnel relevés sur ceux qui ont goûté au parfum de la plante dont la part d’autonomie reste floue, ne trouvent aucune résolution dans le dialogue. A l’heure des manipulations génétiques, en médecine, dans l’alimentation ou tout autre domaine du quotidien, le mystère règne et la théorie du complot, encouragée par toutes sortes de technologies, n’est pas loin.
Outre la question de la quasi injonction au bonheur, Little Joe révèle la puissance du cinéma à croiser notre réel et notre imaginaire, à jouer de nos peurs et de nos espoirs.

Repensé aujourd’hui à l’heure du confinement général, ce film sans jouer du spectaculaire ou d’un scénario catastrophe, vient étrangement questionner ce que nous vivons, l’impact sur les comportements parfois irrationnels que nous observons.


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