théâtre

passion selon jean


Antonio Tarantino

Jean-Yves Ruf

à 20h30
mercredi et jeudi à 19h30
dimanche à 16h
relâche lundi

Du 26 mars 2010 au 16 avril 2010

Italie, années 70. Les asiles de fous deviennent hôpitaux psychiatriques et les droits civiques sont enfin reconnus aux « patients ». Moi-lui s’identifie au Christ et, avec son infirmier Jean, franchit les démarches administratives telles les étapes de la Passion. Antonio Tarantino sonde le langage de la schizophrénie et en invente une poésie déformée d’ellipses, de hiatus et d’approximations.

extrait de presse
” (...) souvent amusé, toujours fasciné, le public suit pas à pas ce personnage aux gestes mesurés qui, hilare et touchant, se réinvente une identité. (...) la pièce d’Antonio Tarantino s’écoute comme une partition. Et le spectacle de Jean-Yves Ruf se regarde comme une chorégraphie. ”
Le Temps | Marie-Pierre Genecand | 28 février 2008


« Quand Olivier et Paul m’ont dit qu’ils désiraient me lire une pièce sur un malade atteint de schizophrénie et son infirmier, j’avoue m’être méfié. Des textes se mêlant d’univers psychiatriques, j’en ai lu beaucoup, jalonnés de généralités, de poncifs en tout genre. Je suis donc allé à cette lecture en me préparant à être déçu, et à devoir trouver les mots pour rester délicat avec mes nouveaux camarades.

Mais immédiatement, l’écriture de Tarantino m’a séduit, m’a convaincu. Par un travail très osé et très précis sur la forme, par l’invention d’une langue en vers pulsés, itératifs, celle du patient, répondant à une parole toute différente, en prose libre et rageuse, celle de l’infirmier. Il ne s’agit pas ici d’un texte sur la schizophrénie, et loin de nous la prétention de vouloir embrasser dans son entier un phénomène aussi complexe. Il s’agit d’abord d’un travail sur la langue.

Tarantino, qui a beaucoup fréquenté les hôpitaux psychiatriques, écrit « à partir de », ou « à la place de », comme dirait Deleuze. J’imagine qu’il a été troublé, intrigué, remué, par le caractère si particulier de la parole de certains patients atteints de schizophrénie. Ces apparentes approximations grammaticales, ces ellipses, hiatus, sautes, coq-à-l’âne, cette structure contrapuntique où toutes les voix semblent se mêler et s’entrecroiser pour former une grande fresque, où le « je » devient multiple. Antonio Tarantino invente une langue qui prend en charge cette parole, qui avance par jets, par suite de traits toujours recommencés. On pense à nombre de tentatives qui ont traversé la poésie contemporaine, de l’écriture automatique des surréalistes aux structures itératives de Ghérassim Luca. On pense à certaines formes de free jazz américain, voire à certaines pièces de Steve Reich. C’est ce travail au coeur même de la langue qui sauve Tarantino d’un théâtre documentaire sur la folie.

L’originalité de ce texte réside aussi dans sa structure : Tarantino aurait pu écrire un long soliloque de Moi-Lui, mais il a opté pour le duo, ce qui donne immédiatement un caractère clownesque au texte. »

Jean-Yves Ruf


BILLETTERIE EN LIGNE
DISTRIBUTION

texte

Antonio Tarantino

traduit par Jean-Paul Manganaro

éditions Solitaires Intempestifs – 2006


mise en scène

Jean-Yves Ruf

avec

Olivier Cruveiller

Paul Minthe


scénographie

Laure Pichat

création lumières

Christian Dubet

création son

Jean-Damien Ratel


PRODUCTION

coproduction Théâtre Vidy Lausanne, le Granit scène nationale de Belfort, le Maillon scène européenne Théâtre de Strasbourg, Pôle Sud scène conventionnée de Strasbourg, compagnie Chat Borgne Théâtre


DOSSIER DE PRESSE

RENDEZ-VOUS

conversation (4)
le Théâtre Narration
samedi 10 avril à 17 heures

Olivier Cruveiller et Paul Minthe animent un stage pour amateurs
7 › 9 mai

› À LIRE SUR LA TOILE
www.webthea.com

› À ÉCOUTER
Olivier Cruveiller dans Pièces détachées | Radio Campus (29.03.10)
Paul Minthe dans La Vignette _ Aude Lavigne | France Culture (01.04.10)
Jean-Yves Ruf dans Studio Théâtre
Laure Adler | France Inter (09.04.10)

ENCORE +
www.solitairesintempestifs.com


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PASSION SELON JEAN | ANTONIO TARANTINO | JEAN-YVES RUF


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